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Jaquette de la page « Mutuelle obligatoire : ce que l'employeur doit proposer et financer » : Mutuelle obligatoire

QuestionRelu par Hugo Berton

Mutuelle obligatoire : ce que l'employeur doit proposer et financer

Mutuelle obligatoire en entreprise : 50 % de la cotisation à la charge de l'employeur, panier de soins minimal, dispenses pour CDD courts et versement santé 2026.

Par Hugo Berton · · 3 min de lecture · relu le 14 septembre 2026

En bref

La mutuelle obligatoire s'impose à tout employeur du secteur privé : il doit faire bénéficier tous ses salariés, quelle que soit leur ancienneté, d'une complémentaire santé collective. Selon la fiche Entreprendre Service Public vérifiée le 20 janvier 2026, il en finance au moins 50 % et le contrat respecte un panier de soins minimal. Les salariés en CDD ou en mission de moins de 3 mois et les temps partiels jusqu'à 15 heures par semaine peuvent demander une dispense, compensée le cas échéant par un versement santé.

  • 50 %participation minimale de l'employeur à la cotisation de la complémentaire santé collective, le reste à la charge du salarié
  • 22,27 €montant de référence du versement santé pour 2026 quand la contribution de l'employeur ne peut pas être déterminée, hors Alsace-Moselle

Mutuelle obligatoire : tous les salariés, dès l'embauche

La fiche Entreprendre Service Public sur la complémentaire santé, vérifiée le 20 janvier 2026 et lue le 14 septembre 2026, pose la règle : « Tout employeur du secteur privé (entreprise et association) a l'obligation de proposer une couverture complémentaire santé collective à ses salariés, sauf exceptions. » Elle précise que « Cette couverture peut être assurée notamment par une mutuelle. »

Aucune condition d'ancienneté : « L'employeur doit faire bénéficier tous ses salariés, quelle que soit leur ancienneté dans l'entreprise, d'une complémentaire santé d'entreprise. » La famille, en revanche, n'est pas couverte d'office : « La couverture des ayants droit du salarié n'est pas obligatoire », sauf si l'employeur ou les partenaires sociaux le décident.

Le financement et le contenu minimal

La couverture doit remplir trois conditions, dont deux chiffrées : « La participation financière de l'employeur doit être au moins égale à 50 % de la cotisation (le reste à la charge du salarié) » et « Le contrat doit respecter un socle de garanties minimales (panier de soins minimum) ». La troisième : l'adhésion est obligatoire pour les salariés, hors cas de dispense.

Pour une entreprise du bâtiment couverte par une convention collective, la branche peut aller plus loin : « des niveaux de garanties minimales ou un taux de cotisation plancher à consacrer au financement des garanties peuvent être imposés à l'entreprise par accord de branche. » Sans accord, « Si ces négociations n'aboutissent pas, c'est une décision unilatérale » de l'employeur qui met la couverture en place.

PosteMinimum exigé par le panier de soins
consultations et actes« Intégralité du ticket modérateur sur les consultations, actes et prestations remboursables par l'Assurance maladie. »
hospitalisation« Totalité du forfait journalier hospitalier en cas d'hospitalisation »
dentaire« Frais dentaires (prothèses et orthodontie) à hauteur de 125 % du tarif conventionnel »
optiqueforfait par période de 2 ans, avec un « minimum de prise en charge fixé à 100 € pour une correction simple, 150 € (voire 200 €) pour une correction complexe. »
Entreprendre Service Public, obligation de l'employeur en matière de complémentaire santé, fiche vérifiée le 20 janvier 2026, lue le 14 septembre 2026.

Les dispenses : CDD courts, temps partiels, salariés déjà couverts

Certains salariés peuvent refuser l'adhésion, à leur demande. La fiche cite notamment : « Contrat de travail à durée déterminée (CDD) de moins de 3 mois », « Contrat de mission de moins de 3 mois (intérimaires) » et « Temps partiel (jusqu'à 15 heures par semaine). » S'y ajoutent les « Salariés bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. » et ceux déjà couverts ailleurs.

Deux précisions pratiques. Un salarié à plusieurs employeurs, « déjà couvert par un contrat collectif de l'un de ses employeurs peut refuser de souscrire aux autres contrats. » Et « Depuis avril 2024, les salariés couverts en tant qu’ayants droit par un autre contrat collectif et obligatoire peuvent se dispenser à leur initiative de l’obligation d’adhésion ».

Le versement santé pour les contrats courts

Quand un accord le prévoit, un salarié dispensé peut recevoir un versement santé. Son montant « correspond aux sommes que l'employeur aurait été obligé de verser si le salarié avait bénéficié d'une couverture collective. » À défaut de pouvoir le calculer, « le montant de référence est fixé à 22,27 € pour 2026. »

Un coefficient s'applique : « 105 % pour les salariés en CDI, », « 125 % pour les salariés en CDD ou en contrat de mission. » L'exemple de la fiche, pour une contribution forfaitaire de 20 € et un CDD à temps plein : « Ainsi, le montant versé au salarié est de 25 € (20 €*125 %). » Condition côté salarié : « Pour bénéficier de ce versement santé, le salarié doit justifier être couvert par un contrat responsable. » Côté entreprise, ces sommes sont exonérées de cotisations sociales, mais « soumis en totalité à la CSG-CRDS et au forfait social dans les entreprises d'au moins 11 salariés. »

Arrêt, rupture : combien de temps la couverture tient

Pendant un arrêt indemnisé, « La couverture doit être maintenue lorsque le contrat de travail du salarié est suspendu qu'elle qu'en soit la cause » (graphie de la fiche). Après une rupture, hors faute lourde, le maintien court pendant l'indemnisation chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat, et « Ce maintien des garanties ne peut pas excéder 12 mois (un an). »

Ce que cette page ne dit pas

Elle ne compare pas les contrats du marché, ne traite pas de la prévoyance, et ne détaille ni le régime d'Alsace-Moselle, où le montant de référence du versement santé diffère, ni l'ensemble des garanties du contrat responsable. Sur l'arrivée du salarié, voir notre page sur la DPAE et notre page sur la période d'essai ; sur la protection de l'artisan lui-même, notre page sur les assurances. Fiche vérifiée le 20 janvier 2026, lue le 14 septembre 2026.

Questions fréquentes

La mutuelle d'entreprise est-elle obligatoire dès le premier salarié ?

Oui : tout employeur du secteur privé doit proposer une complémentaire santé collective à tous ses salariés, quelle que soit leur ancienneté, sauf exceptions.

Quelle part l'employeur doit-il payer ?

Au moins 50 % de la cotisation, le reste étant à la charge du salarié. Un accord de branche peut imposer des garanties ou un taux de cotisation plancher plus élevés.

Un salarié en CDD peut-il refuser la mutuelle ?

Oui, à sa demande, notamment pour un CDD ou une mission de moins de 3 mois, ou un temps partiel jusqu'à 15 heures par semaine. Un versement santé peut alors être dû si un accord le prévoit et s'il justifie d'un contrat responsable.

Combien vaut le versement santé en 2026 ?

Les sommes que l'employeur aurait versées pour la couverture collective, ou à défaut un montant de référence de 22,27 € pour 2026, multiplié par 105 % en CDI et 125 % en CDD ou mission.

La mutuelle continue-t-elle après le départ du salarié ?

Hors faute lourde, elle est maintenue pendant l'indemnisation chômage, dans la limite de la durée du dernier contrat et sans dépasser 12 mois.

Sources consultées

  1. Entreprendre Service Public — Quelle obligation pour l'employeur en matière de complémentaire santé ? (vérifiée le 20 janvier 2026)entreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 14 septembre 2026

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